#Interview : Quand Patrice rencontre Selah Sue, ça donne la pétillante JAIN

Découverte il y a quelques semaines avec son titre « Come » terriblement groovy, JAIN nous embarque dans un véritable univers à croquer, joliment teinté de notes électro, reggae/pop. Une chose est sure, le prometteur « Hope » de la protégée de YODELICE aura de quoi nous transporter pour l’été !

jain

  • Tout d’abord, félicitation pour ton clip « Come » sorti il y a un peu plus de 2 semaines et qui rencontre déjà un joli succès et de beaux retours. Il faut dire que le travail est remarquable tant sur la musique que sur le visuel. Comment s’est passé le tournage ?

Merci beaucoup! Le tournage était super, on a travaillé dans une très chouette ambiance et dans un lieu magnifique et il faisait super beau donc tous les éléments étaient réunis. Les réalisateurs sont Greg et Lio, deux jeunes hyper talentueux et très créatifs. On s’est vraiment amusé avec toutes ces illusions d’optique. Et puis j’ai trouvé ça très intéressant de voir l’envers du décor…

come jain

  • Pour ceux qui ne te connaissent pas (encore), peux-tu me faire une rapide présentation ?

Je suis Jain, je suis née dans le Sud ouest de la France à Toulouse.
A l’âge de neuf ans j’ai suivi ma famille à Dubai pendant 3 ans, j’ai commencé les percussions arabe, le tabla. Puis après je suis partie vivre à Pointe Noire, un petite ville en bord de mer dans le Congo-Brazaville. C’est là-bas que j’ai fait mes premières compositions et où j’ai vraiment rencontré la musique. J’avais fait trois maquettes que j’ai posté sur myspace. Grâce à ça j’ai rencontré mon manager, il m’a donné confiance en ma musique et m’a fourni tous les éléments nécessaires pour pouvoir travailler de chez moi et être la plus indépendante possible.

Par la suite j’ai rencontré Maxime Nucci, qui est mon producteur, qui a vraiment cru au projet et qui m’a appris énormément de choses, il a rendu ce projet plus « pro ». Après 4 ans au Congo je suis allée à Abu Dhabi passer mon bac et je suis revenue en France pour faire une prépa en art…

  • Que signifie « JAIN » ?

C’est un nom de scène que je me suis choisie, car cela m’a permis de me sentir plus protégée. Je suis de nature plutôt timide et réservée, je n’avais pas dit à mes amis que j’écrivais des chansons…
Un jour je suis tombée sur cette phrase : « don’t be proud if you gain nor be sorry if you lose« , c’est cette phrase qui m’a fait réaliser que je n’avais absolument rien à perdre et qu’il fallait essayer. Du coup j’ai gardé ce nom  » JAIN » …

  • Actuellement, quand tu te produits sur scène, es-tu accompagnée de musiciens ou joues-tu seule ?

Actuellement je suis seule sur scène, avec des machines et un looper. Je trouvais ce concept scénique assez intéressant…

  • Peux-tu résumer ton parcours artistique jusqu’à aujourd’hui ? Depuis quand fais-tu de la musique ?

On écoute énormément de musique dans ma famille, du coup j’ai grandi avec ça. Je me suis sentie déraciné lorsque j’étais adolescente et la musique a été le moyen de me construire en tant que personne à part entière, ça m’a fait grandir. Ma première chanson, je l’ai écrite à 16 ans, une de mes grandes soeurs chantait et jouait de la guitare, du coup j’ai voulu essayer, c’était le coup de foudre.

A Pointe Noire j’ai rencontré Mr Flash, un beatmaker Congolais qui travaillait avec tous les rappeurs locaux. Il m’a donné mes premiers logiciels pour pouvoir m’enregistrer chez moi. C’est à ce moment où j’ai commencé à composer dans mon petit home studio. Grâce à myspace j’ai rencontré Yodelice, qui m’a pris sous son aile…On a commencé à travailler ensemble, dans son magnifique studio SPOOKLAND, on a fait pleins de petits laboratoires musical, j’ai appris énormément de choses grâce à lui et j’ai pu faire une grosse part de ses première partie, ce qui m’a fait beaucoup évoluer en Live…

  • Depuis tes débuts et notamment avec tes covers de « Say My Name » des Destiny’s Child et de « You Know I’m Not Good » d’Amy Winehouse brillamment revisitées, tu as fais un très beau chemin. Quand as-tu décidé de commencer l’aventure « JAIN » ?

L’aventure Jain a vraiment commencé lorsque j’ai décidé d’arrêter mes études en art et de me consacrer uniquement à la musique. Ça a été un choix assez difficile mais je ne regrette pas. Depuis, il n’y a pas un jour sans musique…De plus, je me sens extrêmement libre dans mon environnement musical et très investie dans le graphisme et l’image. Donc mes deux passions se rejoignent et c’est une chance incroyable…

  • Avec Nina Simone, Otis Redding, les Beatles ou encore Méthod Man pour influences, on peut dire que tu disposes de solides bases. D’où te viens cette passion (pour la musique) ?

Mes parents écoutaient Nina Simone,, c’est grâce à eux que j’écoute de la soul et de la musique en générale. Le hip hop c’est un prolongement de la soul, j’ai commencé avec les Fugees puis Tupac, ce qui mène forcement vers le Wu Tang Clan et Method man. J’ai grandi en écoutant de la musique, voyager n’a fait que renforcer ça, cela a été mon repère lorsque je me sentais un peu perdue… Et puis je trouve ça incroyable que l’Homme puisse créer de la musique, je trouve ça complètement dingue…

  • Parmi tes inspirations, il y a donc Nina Simone. Etant moi-même une grande admiratrice, je voulais savoir ce que tu pensais de la reprise « Feeling Good »     par Lauryn Hill ?

Je suis un grande fan de Nina Simone mais aussi une très grande fan de Lauryn Hiill, « miseduccation » est encore un album que j’écoute en boucle. J’ai eu un peu peur lorsqu’on m’a dit qu’elle avait fait une reprise de Nina Simone, car ayant regardé les derniers concerts de Lauryn Hill je n’étais pas sûre du résultat, mais elle est toujours aussi forte et aussi incroyable qu’avant.

  • Que préfères-tu : le studio ou la scène ?

J’ai l’impression que c’est deux métiers complètement différents mais j’aime profondément les deux. J’aime être seule chez moi pour composer et j’adore la scène et partager mes chansons avec un public…

  • Comment s’est déroulé la préparation de ton premier EP « Hope » ?

J’ai écrit les chansons entre le Congo, Abu Dhabi et Paris, c’est un Ep qui a évolué et voyagé. Généralement je fais mes maquettes chez moi, puis je rejoins Maxime Nucci dans son studio, où il me donne des conseils et où l’on partage nos idées. Il y a un échange hyper intéressant et très inspirant…

Jain-EP

  • As-tu besoin d’être dans une atmosphère ou un lieu particulier quand tu écris, composes ?

Oui c’est vrai que j’aime être seule dans ma chambre, dans mon petit monde sans être trop dispersée par ce qu’il se passe à l’extérieur. J’aime bien être un peu fatiguée, un peu à bout, car généralement c’est la qu’il se passe des choses que je n’aurai pas osé essayer…

  • Est-ce que tu peux un peu nous parler de ton titre « HoB » ?

HoB, c’est une chanson pour les filles,  je l’ai écrite au Congo pour mes amies qui m’ont toujours soutenue à fond dès le départ…

  • Quels sont les thèmes récurrents de tes compositions ?

Généralement ça part d’une situation difficile puis j’essaie de la rendre positive et pleins d’espoir, donc ça parle d’un peu de tout, de séparations, de personnes, de voyages…

  • En première partie de Seal, de Christine and the Queens, en duo avec Yodelice dans l’émission Taratata en 2013 puis en première partie durant sa tournée… Qu’est-ce que ces expériences t’ont apporté ?

Faire des premières parties est un vrai moment d’apprentissage. Il n’y a personne qui nous attend mais tout le monde qui nous juge et cela m’a fait beaucoup  évoluer en live. C’est une étape très importante pour la suite, c’est celle où l’on se découvre scéniquement et du coup personnellement aussi..

  • Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans ta pratique de la musique ?

Lorsque je vois le public danser sur mes chansons, lorsque je sens qu’il y a un vrai relâchement, une sorte de décompression où tout nos problèmes disparaissent loin l’histoire d’un moment… Que je vois les gens sourire…

  • Et, au contraire, le plus difficile ou décevant ?

Lorsque je me plante en live, je suis toute seule sur scène et c’est un énorme moment de solitude. Dans ces moments j’aimerai me cacher, mais sur scène c’est un peu difficile…Ou quand le public reste statique du début jusqu’à la fin je me dis que j’ai raté quelque chose…

  • Comment s’annonce pour toi la suite de cette année 2015 ? A noter la sortie de ton premier EP quatre titres le 22 juin. Félicitation !

Elle s’annonce plutôt bien pour l’instant, pas mal de travail à l’horizon, pas mal de dates et mon album qui devrait sortir fin octobre, j’ai hâte !

  • Le Solidays, le Big Festival à Biarritz en Juillet puis le festival Bepop en novembre… Un joli programme ! Ce sont tes premiers festivals ? Comment te sens-tu à l’approche de ces dates ?

Oui le Chorus festival, les Solidays et le Big festival sont mes premiers festivals. J’adore ça, il y a une ambiance très festive, c’est très gratifiant de voir des gens qui viennent me voir par curiosité et qui reste jusqu’au bout , et puis chanter dehors c’est toujours chouette …

BONUS : le fameux « Si… »

  • Si tu devais te définir en 3 mots ?

A l’ouest, têtue, passionnée .

  • Si tu devais dresser ton #topmusique, quels seraient les titres les plus écoutés ces derniers jours ?

En ce moment :

Tame Impala : Let It Happen

Vaudou Game : Pas contente

Kendrick Lamar : King Kunta


JAIN – Come


Tour date

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S.A
Musicalement vôtre

 

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